Derrière chaque élève se cache un enfant.

EN« Le Dernier Mot Aux Familles Dans L’Orientation Des Collégiens ».

Le titre de cet article du journal « Le Monde » du 11 Janvier de cette année, résume parfaitement le projet gouvernemental qui va toucher l’orientation des élèves de troisième dans 117 établissements, et ce durant trois ans. Petite parenthèse, cette initiative est fort aimable de la part d’un gouvernement qui prône l’écoute sans réussir à se faire entendre.

Mais laissons là la satire pour en venir à la critique !

Le bon point, à mon sens, tient essentiellement dans la proximité des parents vis à vis des centres d’intérêts de leurs progénitures. Si ces géniteurs s’intéressent réellement aux hobbies de leurs enfants, ils seront à même de les conseiller sur la voie la plus adaptée à leurs envies et capacités. Mais cette théorie induit une sincère clairvoyance sur les capacités (intellectuelles, manuelles et sensorielles) des élèves, ainsi que sur les passions des enfants. Or, cette vision peut vite être perturbée par les espoirs déçus des parents, l’idéalisation de l’enfant et foultitude d’autres facteurs. De plus, lorsque l’on constate que nombre de parents laissent à l’école le soin de l’éducation sociale en plus de celle scolaire à l’Éducation Nationale… qu’ajouter ? Bref !

Ce bon point me semble donc lui-même très idéalisé par le législateur à l’initiative de ce projet.

En revanche, et vous l’aurez compris, j’en viens à la partie négative de mon propos : laisser la décision finale aux parents (et de fait reléguer l’École à son seul rôle d’enseignement) c’est nier la capacité de l’Éducation Nationale à s’auto-évaluer au travers des résultats des élèves. Et donc c’est lui refuser sa valeur éducative puisqu’il suffira d’affirmer que « les notes de mon enfant ne sont pas le reflet de ses vraies capacités » pour faire d’une pierre deux coups en permettant à l’élève de suivre la voie choisie (que ce soit par lui-même ou ses parents), en désavouant le système qui va tout de même continuer à le (dé)former.

Pour terminer, je dirais seulement que l’école républicaine se veut égalitaire, certes. Mais cela se fait sur la forme, tout le monde recevant le même enseignement de base. Et si la nature nous a tous fait humain (avis aux abruti, il n’y a qu’une seule race chez les Hommes : l’humain) , elle ne nous a malheureusement pas tous fait égaux à titre de compétences individuelles. L’avis des parents est essentiel dans le processus d’orientation des élèves, mais on ne doit surtout pas retirer à l’Éducation Nationale son droit d’expertise, et , au contraire celle-ci devrait entretenir des liens bien plus étroit avec les différents acteurs de la vie extrascolaire (des clubs de sport aux médiateurs et animateurs des zones urbaines sensibles). Ces relations permettraient aux Équipes Pédagogiques (comme elles se plaisent à le rappeler) de mieux connaitre ceux dont elles ont la charge, et bien sur de mieux les orienter.

Comme toujours, mon avis!

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Ecologie et Conscience

 Il est des thèmes qui ,malgré leurs fortes propensions au consensus, ne retrouvent pas le même succès dans leur mise en application. Pour le plus grand malheur de nos futures générations, l’écologie fait partie de ceux-ci. Je vous rassure de suite, je ne fais pas parti de ces militants prompt à publier tout article ou « chaine » à la gloire de Gaïa mais j’ai conscience que les humains se doivent de réagir, et ce depuis vingt ans déjà.

Mais je commence sincèrement à m’interroger sur le réel intérêt que peut porter le citoyen lambda à cette cause. Hier, Mardi 20 Août 2013, l’humanité est entrée en phase de dette écologique, ce qui en gros signifie que nous avons déjà commencé à pomper dans les ressources qui auraient dut nous alimenter en 2014 avec 6 mois d’avance. Donc par prolongation nous avons déjà bouffé le premier semestre 2015 qui devrait logiquement alimenter le deuxième de 2014…

Sachant que cette « dette écologique » avance sa date de début d’un bon mois tous les ans, nous devrions être endettés de façon permanente d’ici 6 ans. Bien sur des efforts sont fait pour retarder cette échéance, a savoir accroitre la quantité de terre disponible pour l’agriculture, ou encore pratiquer l’élevage intensif (à grand coup d’hormones et de farines animales). Donc plutôt que de chercher une alternative à la croissance démographique mondiale et aux systèmes actuels de productions agroalimentaires afin d’entrer dans une « nouvelle ère agro-écologique », nous allons continuer de doper la nature pour la forcer à donner encore plus alors que ses ressources diminuent chaque jour plus que le précédent…

Si nos enfants devraient vivre plutôt correctement, la masse se rend elle compte qu’elle envoi les prochaines générations dans un gouffre où l’humanité pourrait disparaitre? Ou en tout cas la civilisation actuelle le pourrait, nous renvoyant aux heures les plus sombres de l’Histoire. Certains affirmeront avec force que c’est désormais le seul avenir de l’Homme. Disparaitre pour mieux renaitre en harmonie avec son monde.

Mon opinion?

Nous sommes à un tournant de notre civilisation. Le choix qui s’offre à nous est très simple, évoluer pour nous adapter, ou rester figé et s’éteindre. Et ce choix doit se faire maintenant. Si nous souhaitons survivre, il va falloir prendre conscience de notre unité en tant que peuple du même monde et dépasser les clivages arbitraires telles que la géographie et la religion. Il ne s’agit plus d’être tolérant, c’est au-delà de la solidarité, il faut que chacun prenne conscience de l’Humanité, la sienne mais aussi celle de tous les autres.